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jeudi 3 juin 2010

Home sweet home: [part 3] - Enfin proprio

Bon ben je pensais attendre d'avoir tout deballe et bien amenage la maison et tout avant de pouvoir prendre de belles photos de notre nouveau chez nous... mais vu qu'apres 3 semaines on a toujours pas fini de deballer, voici les photos prises par l'agence immobiliere!

En fait, ca tombe assez mal, on a ete tous les deux tres occupes recemment, cote travail et aussi le fait d'etre dans un nouvel endroit on a perdu nos marques. Avec l'hiver et la chute vertigineuse des temperatures (il fait dans les 20-23 degres, mais le matin il caille, genre dans les 15 degres)... ca aide pas trop!

Cela dit, la maison est super, on en est tres content, mais ca manque un peu de customisation pour l'instant... perso, je ne me sens pas vraiment a la maison encore. Esperons que ca viendra!


Voila, a part ca parlons de la maison:
  • Nom: Chez Nous
  • Taille du terrain: 800 metres carres
  • Taille de la maison: 400 metres carres
  • Localisation: 12 kilometres du centre de Brisbane (a vol d'oiseau)
  • Caracteristiques: Maison a etage, mais sur terrain en pente, descendant depuis la rue... donc en fait, quand on rentre en a l'impression qu'il y a qu'un etage (on rentre par le premier etage en fait).
Au premier etage, le double garage, 3 chambres, 2 bureaux, 2 salles de bain, la cuisine... au milieu, un grand vide qui surblombe l'etage inferieur (ca cree une impression d'espace) et donne sur une grande baie vitree qui fait les 2 etages. La salle a manger et notre chambre donnent chacun sur un balcon.

A l'etage inferieure, la salle de gym, le salon ou media room, la buanderie, la chambre d'ami et 3eme salle de bain. Egalement un immense atelier de travail (pour quand je me mettrais a bricoler) et un enorme debarras (ou on met tout pour l'instant, comme ca la maison est toute vide est le rangement est vite fait).

Le salon donne sur la terrasse, avec espace barbecue et une piscine avec un grand deck en bois. Sur les cotes de la maison c'est entierement pave, mais a l'arriere on a un petit bout de pelouse pour ChomChom et Todd. Ce qu'on ne voit pas, c'est qu'a l'arriere de la maison, on a une foret et c'est donc tres vert, y a des possums, des dindons, des koalas et des kangourous (il parait)... nous on voit surtout les perroquets et autres oiseaux multicolores.

Cote gadget, on a l'air conditionne qui sort par le plafond et les murs (ca chauffe aussi l'hivers)... l'avantage c'est que ca chauffe assez uniformement et que c'est relativement silencieux. Y a un truc rigolo, c'est que l'aspirateur passe par les murs: en fait, le moteur de l'aspirateur se trouve dans le garage... on se trimballe avec un long tuyaux qu'on branche aux murs et on aspire... comme ca, on a pas a se trimballer un moteur bruyant et risquer de rayer le parquet et les saletes partent direct dans le garage. Y aussi un systeme qui envoit la musique dans toute la maison (des enceintes dans chaque piece)... mais attention, y aussi des micros (pour ecouter si les enfants dorment par exemple ou si les invites medisent sur nous)...

Y aussi un back to base alarme (connecte a une centrale de surveillance et avec une grosse sirene stridente et un girophare). Ah oui, y a aussi un broyeur dans l'evier, a l'americaine. La media room a quant a elle le cablage qui passe dans les murs... comme ca j'ai pas a percer pour accrocher les enceintes surround aux murs.

Avec tout ca vous devez vous dire que je suis content... mais non, sans rire, en ce moment, je me sens comme coince dans les limbes... genre deborde... plus capable de faire le moindre effort. Je crois que ca a ete un peu l'overdose de changement. Les mois de mars-avril on ete ultra riches en evenements. Et bien que la plupart ont ete positifs, en fait je suis fatigue...

Pendant au moins les 12 prochains mois, je fais le voeux de n'avoir que de l'ordinaire (sans plomb) et rien d'extraordinaire, je veux de la routine, du quotidien, de l'ennuyeux, je veux regarder le journal de Claire Chazal et revoir en boucle on bon De Funes et ne plus me poser aucune question! Je vais peut etre meme me mettre au tricot tiens...

jeudi 5 avril 2007

En direct de Brisby

ADSL2+
Oufff, ca fait un bail que j'ai pas mis a jour le blog... Il s'en est passe des choses.
Enfin, c'est pas ma faute, ce n'est que recemment que j'ai recupere une connection Internet... et pas n'importe quoi... une ligne a 24mbps... He oui, l'Australie s'y met enfin... bye bye la connection 512kbps et welcome back au vrai haut debit (j'ai pris IINet).

Quelques petites astuces en passant... Vous le savez surement... mais la vitesse de connexion en ADSL2+ depend de la distance de votre maison a "l'exchange". Bon en Australie ca reste assez artisanal si vous souhaitez connaitre cette distance... allez voir ici pour les adresses des echangeurs: Australian Exchange Guide puis allez sur Whereis et calculez la distance entre votre adresse et l'echangeur (pour voir si ca vaut le coup de prendre l'ADSL2+). En gros, votre vitesse de synchronisation sera la suivante:

  • Autour de 1km: vous devriez taper dans les 18mbps en synchronisation

  • Autour de 3km: ca va tomber a 8mbps

  • Vers 5km: ca chute a 2-3mbps

Donc comme vous le voyez on peut etre en realite assez loin des 24mps promis. Mais je vous rassure, autour de 5mbps c'est deja largement suffisant.

Autre astuce bien sympa... Telechargez Unblocka. Dans la plupart des cas ca va tres largement booster votre debit reel (throughput). Sans rentrer dans les details... ce programme modifie les reglages de la frequence d'envoi des "acknowledgements" pour l'adapter aux vitesses "haut debit" actuelles alors que le reglage par defaut de Windows XP vise les bons vieux dial-ups (meme avec Vista vous oberverez un gain de 20-30%).

N'oubliez pas egalement de consulter BroadbandGuide pour vous y retrouver dans la jungle des providers... He oui, dans un aussi "petit" pays (n'oubliez pas que la population Australienne fait le tiers de la population Francaise), il y a des centaines de providers... Bonjour l'efficacite economique!

Et finalement, un test de debit (download/upload) bien sympa: Speedtest

Comment ca va?
Ca fait maintenant 1 mois qu'on a demenage de Melbourne a Brisbane... on se fait a notre nouvelle ville, il faut un peu de temps pour reprendre ses marques... la recherche d'une maison a ete plus difficile que prevue... je vous en reparle plus tard.

Sinon ca fait bizarre d'avoir un temps si stable lorsqu'on a connu le "four season in a day" de Melbourne! Tous les jours 28 degre... les belles plages, l'eau chaude... dur la vie!

Mais avant tout, il faut que je vous raconte nos vacances: il y a 1 mois, la french family est venue nous rendre visite pour des vacances inoubliables...

mardi 13 février 2007

Jour J : Ca déménage - Le retour!

On demenage!
Eh oui, on en parlait apres notre petite semaine a Brisbane ... On se disait que ca avait l'air chouette la-haut, plus chaud, plus exotique, plus relax ... Et donc voila, on demenage. J'ai trouve un travail a Brisbane et Dung a demande sa "relocation". Tout cela s'est enchaine tres vite puisque jusqu'a la semaine derniere (ou j'attendais encore mon defacto visa), nous n'etions pas sur de demenager...

Bref voila, exactement 1 an apres notre demenagement de Paris vers Melbourne, nous voici a nouveau dans les cartons. Un air de deja vu, comme dans le film, "Une journee sans fin". Les petits poussins ont compris que quelque chose se passait et ont meme peur qu'on les oublie! Du coup, ils se cachent un peu partout dans les placards, les cartons, les valises ....


Heureusement jusqu'a present on les a toujours retrouve!

C'est quand meme un peu stressant de partir vers l'inconnu. On etait finalement bien installes a Port Melbourne dans notre petit townhouse. Et on commencait a connaitre des personnes sympatiques... (Mais bon, on sera quand meme mieux dans le Queensland ;)

jeudi 2 mars 2006

M + 1 : Fin du cycle "on emménage"

Fin de notre premier mois en Australie, fin de l'été et début de l'automne sous un soleil radieux !

"The happy backpackers déménageurs"
Doucement la boucle se boucle... j'ai reçu mes colis qui n'ont mis que 2 jours pour arriver par avion (je les avais mis en dépôt, pour ne déclencher l'expédition qu'une fois l'adresse définitive trouvée). Après mon expérience un peu stressante de la conduite à gauche... étant tout seul pour aller récupérer les colis aujourd'hui... j'ai décidé de passer une annonce pour embaucher des déménageurs... j'ai finalement réussi à dégôter une paire de backpackers et leur van psychédélique orange ! Aujourd'hui il a fait très chaud, un temps parfait pour déménager en débardeur et mieux montrer nos muscles huilés par la sueur grrrrr... rendez vous donc devant le Coles de Port Melbourne à 9h30... en bon backpackers, ils arrivent en retard. En fait en les attendant, j'ai vu un premier van orange s'arrêter : dedans un pépère bien bedonnant (genre papy PMU)... ahhh, le gars faisait plus jeune au téléphone... fausse alerte... les compères débarquent un quart d'heure plus tard...
On se dirige vers l'aéroport Tullamarine au son de Bob Marley. Sur le trajet, je leur apprend qu'en fait la freeway qu'on prend est une section à péage, mais à Melbourne, il n'y a pas de station de péage, il faut appeler un numéro de téléphone et régler le montant du péage... on peut le faire ou ne pas le faire, mais si la police nous attrape et qu'on l'a pas fait, on prend une amende... pas grave... en bons français on ne paye pas et on arrive à l'aéroprt sans encombre (la vieille Mazda de 1978, avec son moteur sous le siège, peine un peu sur l'autoroute et nous brûle bien les fesses). [EDIT : ouuups, depuis on m'a appris comment ça fonctionnait vraiment en fait, à l'entrée sur l'autoroute des caméras prennent la plaque en photo et on a 3 jours pour payer sinon amende... les gars, stressez pas, ça doit être impossible de retrouver un backpacker... mais pour les nouveaux expatriés c'est bon à savoir !] La paperasse achevé à la zone de frêt, on doit se rendre aux services de la douane non loin... tout passe bien, ils n'ont pas envie de faire de problème aujourd'hui, tampon direct sans contrôle... on retourne à la zone de frêt charger les colis. Le van est pas très grand et l'équipement intérieur (frigo, placards, lits à moumoute...) prend pas mal de place. Oufff, on case tout, du sol au plafond, ca passe. Retour à la maison, le van semble peiner mais survit au trajet.


On décharge puis on se fait un petit Kebab en ville pour récupérer... ils me racontent leurs histoires de backpackers... je leur suggère de monter une activité de déménagement pour expatriés, ça leur rapportera plus et se sera moins fatiguant que le "fruit picking" ! Ils appelleraient ça "the happy backpackers déménageurs" !
A une prochaine les gars !

Freedom machines
Bye bye le bolide, bonjour la "freedom machine" ! Taillés pour tous les terrains et la vitesse, moteur V4 à l'huile de coude et double coffre arrière : nous voilà équipés pour aller faire les courses en vélo ! Remarquez également les casques, ici, ils sont obligatoires et si on n'en porte pas on se prend un amende !
Le week end dernier, on en a profité pour explorer la piste cyclable qui passe juste à côté... super, en fait, elle fait des kilomètres et des kilomètres, depuis la city, jusquà je ne sais pas ou, en longeant le bord de plage... c'est agréable de rouler en respirant l'air marin... on avale les kilomètres, de Port Melbourne, à South Melbourne et Saint Kilda... la piste cyclable est exclusivement réservée aux vélos et aux rollers, une piste piétonne jouxte la piste cyclable. Le long de la plage toujours ces nombreux pontons ou l'on peut se poser pour regarder les vagues se fracasser sur les rochers, à South Melbourne, c'est le paradis des Kite Surfers, il y a pas mal de vent et les Ailes volantes pullulent dans le ciel, vers Saint Kilda, les bars et restaurant grignotent la plage.

Il manque une pièce au puzzle
... et la plus importante : c'est Chom Chom ! Je suis allé le voir et il était tout déprimé... non Chom Chom, cache cette corde bleue, il ne faut pas se pendre !!! A chaque fois, ca m'attriste d'aller le voir, parce que quand j'arrive il est trop content... mais on voit que son regard est différent, rempli de reproches... et puis quand je le ramène à sa cage à la fin, il semble résigné et abattu... mais surprise, c'est bientôt terminé !!! Encore quelques tous petits jours et il sera à la maison ! Va falloir qu'on trouve un club d'agility...

Le côté ozbscure de la force : [part 3] Le beurre, l'argent du beurre... et la crémière

- Le rêve -
Tous ceux qui partent vivre en Australie le font pour une raison différente, mais chacun en arrivant s'est déjà fait dans sa tête sa propre idée de l'Australie. Pour la plupart d'entre nous, l'Australie représente une sorte de paradis au climat tropical, aux plages de sable blanc et à la population avenante. "Paradis", c'est bien ainsi que l'expatrié s'imagine l'Australie, fantasme qui n'a fait que s'accentuer au fil du temps lorsque bloqué dans le métro parisien il rêvait à d'autres horizons.

Pour se forger cette image de l'Australie, de nombreuses sources, que ce soient les sites touristiques, les revues spécialisées, les "on dit", les correspondances avec des australiens ou les forums... permettent d'avoir un spectre très large de ce que peut être l'Australie... avec ses bons côtés... et ses mauvais côtés...

Ci après quelques unes de mes expériences de bon / mauvais côté... expérience très limitée aussi bien dans l'espace (un peu Sydney, mais surtout Melbourne), que dans le temps (après à peine 1 mois de vie australienne):

La cuisine
Mauvais côté
Bienvenue au royaume du fastfood!!! Il y en a pour tous les goûts, c'est coloré, pas cher, mais que c'est horriblement mauvais!!! Pourtant curieux de nature, je me suis essayé à plusieurs fastfood, du thai, du chinois, de l'indien, du japonais... beurk beurk et rebeurk, je n'ai jamais réussi à manger plus de la moitité du plat! De plus, quelle déception, au centre ville, les seuls supermarchés sont les Coles et Safeway... et les prix sont très élevés, notamment sur les produits frais comme les fruits et légumes: ne soyez pas étonnées de payer 5$ le kg (plus de 3€) pour des tomates ou 2$ le kg de pastèque (alors que l'Australie est un grand pays agricole)! N'espérez également pas retrouver toutes les bonnes choses françaises auxquelles vous êtes habitués: peu ou pas de pain à la française (ahh si, j'en ai trouvé au marché, mais à 3.20$ la baguette industrielle!), peu ou pas de fromages, yahourts... le beurre n'est vendu que salé... le lait est bizarre... et quasiment tout est à 0% de matière grasse (je vous dis pas le goût des yahourts!), le jambon ressemble plus à du bacon sucré, pas de saucisson mais du salami, le poulet fermier on connait pas... Mais le pire reste à venir, ici, le plat national c'est la végémite, une sorte de pate noire à base de levure... pour être honnête, j'ai pas encore eu le courage d'y goûter!!! Il semblerait également que la nourriture ne soit pas très saine et que cette obsession du 0% vienne du très grand pourcentage d'obésité en Australie (l'émission qui fait fureur en ce moment est un réality show du nom de "the biggest loser"... ou des obèses doivent perdre du poids et se font éliminer chaque semaine)
Bon côté
C'est le bon moment si vous voulez commencer un régime! Plus sérieusement... je n'en suis encore qu'à mon premier mois de vie en Australie et peut être que je pense encore trop français, essayant de retrouver mes habitudes alors que ce n'est pas possible. Mais rassurez vous il y a aussi de bons côtés... il existe de bons restaurants, mais il faut taper dans le haut de gamme du côté de Southbank. De plus, ici, c'est le royaume du smoothie et des jus de fruits frais pressés à la demande (Elle's, Boost...) et c'est super bon: mangue, fruit de la passion, fraise, melon... mélangé à du sorbet, du yaourt glacé ou de la glace pilée! Y a un fastfood que j'ai trouvé pas mal, c'est Nando, ils font du poulet mariné et grillé au feu de bois, avec leur sauce et du maïs c'est sympa (fast food portugais... mais je vous rassure le poulet est épilé !). Pour des produits frais, de bonne qualité et meilleur marché, il y a aussi les marchés heureusement. A vrai dire, j'ai été très déçu par le Victoria's market dont tout le monde parle... j'ai préféré le marché de South Melbourne, plus petit, mais plus concentré et de meilleur qualité à mon avis. Ahhh oui, il faut quand même dire une chose... les fruits et légumes sont très bons, les raisins sont sucrés, le mais est délicieux, les tomates pulpeuses et les pastèques ont une texture parfaite ! [EDIT : La viande rouge ainsi que le poisson sont également excellents et plutôt bon marché.]
Le "no worries"
Mauvais côté
Le "no worries", vous le verrez, c'est la devise de l'Australie... au point de le marquer sur tous ses produits touristiques. Attendez vous également à l'entendre dans la bouche de tout bon australien qui se respecte et à chacune de ses phrases... au point que... ça n'ait plus vraiment de sens... c'est juste une habitude, un peu comme les vieux couples qui se disent "je t'aime" en ayant oublié ce que ça voulait dire. La ou ça peut devenir lourd, c'est que le "no worries" s'applique également aux relations commerciales, entraînant la pupart du temps une grande confusion. Un exemple: chez Telstra, les rois du "no worries"... je leur ai pris la totale, "home phone", "mobile phone" et "broadband"... et bien, que des problèmes... pour le "home phone", ils se sont plantés et n'ont pas connecté le bon téléphone... "no worries"... sur le "mobile phone" ils m'ont coupé sans raison mon répondeur (ce qui m'a attiré pas mal d'ennuis, ayant loupé des rendez vous du coup) et en plus le téléphone est tombé direct en panne... "no worries"... et pour le "broadband", je suis allé l'activer dans un "Telstra shop"... j'attend une semaine, toujours aucune nouvelle alors qu'ils auraient dû m'appeler... je les rappelle et on me dit qu'il n'y a pas trace d'une quelconque demande à mon nom... "no worries"... alors... "no worries" ou fénéantise? Je vous laisse en juger!
Bon côté
Le temps de se mettre dans le bain, de rentrer dans la mentalité du "no worries" et tout paraitra alors évident... pourquoi se prendre la tête à planifier un rendez vous avec un livreur, c'est tellement plus marrant lorsqu'il passe à l'improviste, ça met du piment dans la vie! Et puis, le "no worries", c'est comme les 35 heures, on le critique lorsqu'on n'est pas encore dans le système (je me rappelle en cours d'économie, tout le monde faisait "houuuu à bas les 35 heures, ça n'est pas économiquement efficient"... après quand on a commencé à travailler, tout le monde à fait "wizzzzzz, que c'est bon de partir en vacances"!). Donc "no worries", on peut arriver tranquillou à 9h00 et partir à 16h00 surfer avec les collègues? "No worries", ouppps j'ai oublié cette réunion avec la direction... mais si on remettait ça à demain après un petit apéro (bon j'y crois pas trop à celle là, mais qui sait...)?

La technologie
Mauvais côté
Si vous êtes comme moi un bon geek, vous verrez assez vite que sur ce plan, l'Australie est très limitée: en effet, première grosse déception... ici, côté ADSL, ils sont à l'ouest! Là où en France, pour moins de 30€ vous avez de l'ADSL 2+ 24 MB/s, avec un modem routeur, wifi, le dégroupage et les appels internationaux gratuits et à volonté ainsi que plusieurs centaines de chaînes de télévision... en Australie, ils en sont encore au 512 KB/s, avec des forfaits plafonnés en download (genre 400 Mo), des frais d'installation du modem...etc chez Telstra par exemple, la formule la plus élevée est le 1.5 MB/s (ils appellent ça "l'ultra mega top super débit") sans plafond... et ça coûte 99$ par mois (60€)... bon y a iiNet qui propose de l'ADSL 2+, mais ils sont pas partout... (pas à Port Melbourne en tout cas... ouinnn !). Le web australien est quasiment inexistant... pas de forums ou de communautés, peu ou pas de commerce en ligne (ou à l'état artisanal !)... Ici la Xbox 360 ne sort qu'en Mars... et y a même encore de vieux trams qui circulent (ça je crois que c'est fait exprès)...
Bon côté
Le bon côté, c'est que ça laisse plus de temps pour le reste ! Peut être qu'on n'est pas en Australie pour passer sa vie devant un écran d'ordinateur ! Sinon, à part les points que j'ai évoqué, il faut avouer que ça va... côté matériel informatique, audio, hifi, c'est comme en europe... peut être un chouïa moins cher du fait de la proximité de l'Asie et des Etats Unis (un exemple la Nintendo DS en pack Mario Kart est à 192$, soit 110€)... la bonne nouvelle concerne la télévision... ici ils ont l'équivalent de la TNT et appellent ça la Set Top Box... c'est un boitier qui permet la réception des chaînes en numériques... à vue de nez, la qualité a l'air meilleur que la TNT française... et cerise sur le gâteau... pas mal d'émissions et de films sont diffusés... en HD (Haute Définition avec son Dolby Digital pour les intimes)! Autant vous dire que sur mon petit Panasonic 50PV500 et sa connexion Set Top Box HDMI, ça envoit !

Le conformisme
Mauvais côté
Vous remarquerez assez vite qu'ici, tout est formaté: enfin, venant de France, "le pays qui dit Non", ça saute encore plus aux yeux! En Australie, on dirait qu'il n'existe qu'une seule image de la femme: elle doit être blonde ultra décolorée, avoir la coupe de Britney Spears, s'habiller très court, être siliconée et porter les dernières lunettes D&G à la mode (un mélange de Barbie américaine et d'anglaise faisant la tournée des pubs)... idem chez les hommes... oubliez le surfeur... ici, l'homme est efféminé, permanenté (avec la dernière coupe pétard/iroquois à la mode et cheveux teints)... et comme son homologue féminin, il n'échappe pas aux énormes lunettes à la mode D&G... n'écoutez pas les revues scientifiques... le clonage existe, les australiens l'ont découvert bien avant les autres ! Les villes sont propres et construites selon le même schéma, le centre ville résulte d'un quadrillage parfaitement uniforme et les suburbs s'étirent en étoile autour du CBD selon le même modèle. Un exemple frappant à Port Melbourne, il y a une rue près du phare ou l'architecte était soit un peu fénéant, soit frappé du même TOC que moi... la rue est parfaitement symétrique, à gauche et à droite, exactement les même maisons! La faute à qui tant de conformisme? ...A la pub, elle est omniprésente, coupant n'importe quelle émission ou film toute les 15 minutes (waaaaa, c'est beau une pub en HD)... le marketing reigne en maître... tout le monde veut la même grosse voiture... les mêmes lunettes de flambeur... même sans en avoir les moyens (les australiens vivent à crédit... ils dépensent 125% de leur revenu!).
Bon côté
Il faut avouer quand même que dans le CBD, ça aide beaucoup pour se repérer... je ne me suis jamais senti à l'aise aussi rapidement... ici, point de sens interdits, croisements multiples, petites ruelles comme à Paris... il suffit de mémoriser les grandes axes (Elizabeth street, Collins street, Lonsdale street, Flinder's street...). Concernant les maisons, c'est un peu de la mauvaise foi, car les maisons d'une même région en France se ressemblent également beaucoup... sans parler des immeubles en France ou finalement tous les appartements se ressemblent... ici en Australie, l'immeuble, en dehors du centre ville est l'exception... point de HLM... le petit townhouse, le pavillon ou la villa est accessible au plus grand nombre. Le conformisme, permet aussi d'apporter une certaine discipline à la population... je pense aux uniformes d'écoliers... dur dur de faire le caïd avec une petite chemisette et un bermuda! De même les habitants, coulés dans un "certain moule de civisme" sont "auto-responsables" et assurer leur propre discipline... ce qui n'est certainement pas le cas en France ou seule la sanction fait loi. Concernant le marketing, voyons le bon côté des choses, le CRM (Customer Relationship Management), c'est notre domaine, autant SAP CRM que SAS, ça marche à fond ici! Et puis les pubs toutes les 15 minutes, c'est parfait pour apprendre l'anglais!

Le patriotisme
Mauvais côté
Ca c'est clair, l'australien est patriote... comme son homologue américain, il arbore fièrement à toute occasion son drapeau australien... sur le perron de sa porte, à l'entrée de son magasin ou à l'arrière de sa voiture (juste à côté du chien qui remue la tête). Comme je vous l'ai déjà dit, les noms des entreprises contiennent systématiquement les termes "Australian" ou "National"... le meilleur slogan pour vendre c'est soit "proudly owned by an australian" ou "made in australia"... on y a droit partout... Holden, "australia's owned car"... si c'est australien, ça veut dire que c'est bon foncez ! Dans la réalité, désolé de vous le dire... mais j'ai déjà acheté du "australian made" et c'est pas toujours de la super qualité...
Autant la France est "limite" honteuse d'elle même et manque peut être un petit peu de patriotisme... autant trop c'est trop! D'ailleurs, du patriotisme au racisme, il n'y a qu'un pas: il suffit de se référer aux évènements récents de Cronulla à Sydney, ou on pouvait lire les slogans "Aussie pride" justifiant que plusieurs "proud aussies" s'acharnent sur un seul libanais? Un truc assez (d)étonnant également... en ce moment, il y a une émission qui fait le focus sur un musulman australien, qui a plusieurs femmes, plusieurs enfants, touche plein d'allocs et vit dans plusieurs maisons... et dire que ca passe à 18h30... faut pas s'étonner après que ça mette le feu aux poudres! La préférence nationale est un critère clairement établi: par exemple, les offres d'emploi gouvernementales précisent bien "réservé aux citoyens de nationalité australienne"...
Bon côté
Les australiens sont toujours très contents de parler de leur pays et sont généralement accueillants envers les visiteurs de tous horizons. L'Australie demeure quand même un pays faisant très fortement appel à l'immigration et en fait, il n'est pas nécessaire d'être blanc pour être patriote... il suffit d'être australien: il n'est donc pas rare de voir de sikhs enturbanés d'un drapeau australien ou des asiatiques hommes politiques... une choses qui frappe également: en France, les travaux de type manuel, du genre ouvrier, balayeurs, livreurs...etc sont souvent réservés aux étrangers... ici pas du tout, vous verrez très souvent des ouvriers blancs! Un autre exemple pour prouver qu'on est bien "downunder" et qu'ici tout marche à l'envers: en France, on fait travailler les étrangers ou des immigrés clandestins pour effectuer les vendanges ou les récoltes... travail pénible que souvent les français ne souhaitent pas faire... hé bien ici... c'est le job des backpackers (la plupart du temps, des fils à papa qui ne se seraient jamais rabaissés à faire ce genre de boulot dans leur pays!).

Le quotidien
Mauvais côté
Vous pensiez débarquer et sauver l'Australie de son "skill shortage"... qu'à l'arrivée, tous les chasseurs de tête seraient à l'aéroport à vous attendre avec un collier de fleur? Que nenni, malgré le manque de compétence locale, personne ne viendra vous chercher et vous devrez vous dégôter un job tout seul, comme un grand (oui oui, faut que je m'y mette)... Vous pensiez quitter votre voisine parisienne, cette vieille mégère qui tape contre les murs à chaque fois que vous écoutez "Rage against the machine" et qui a failli vous trainer devant Julien Courbet, pour retrouver en Australie un voisin adorable qui vous inviterait à venir prendre le thé et gouter ses délicieux cookies faits maison? Que nenni, nous on n'a encore jamais vu nos voisins, et j'en connais qui se passeraient bien du bruit de scie circulaire quotidien (n'est ce pas Pascal?). Vous pensiez bosser de 10h00 à 16h00 et finir la journée par une session de surf entre collègues? Stéphanie pourra vous parler des ses journées qui commencent à 1h00 du matin!
Bon côté
En vérité, il est quand même clair que la qualité de vie est 100 fois meilleure qu'à Paris! C'est simple, on a l'impression d'avoir changé de planète... passer d'un studio parisien à une maisonnette à 2 pas de la plage c'est le pied total! Que c'est agréable de promener Chom Chom le soir dans le parc, d'aller faire les courses en vélos, tranquillement en prenant son temps, d'aller en ville en tram en moins d'un quart d'heure! Fini la claustrophobie, les journées ou on ne voyait pas la lueur du soleil (de l'immeuble, aux couloirs du métro, à l'immeuble...etc). Et même si à Melbourne, les plages c'est pas tout à fait sable blanc et cocotiers, c'est déjà pas si mal!

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- La réalité -
L'Australie, c'est comme partout, y a du bon et y a du moins bon... Après ça dépend de vos priorités... si comme nous vous êtes venus en Australie pour le beau temps, la vie plus cool et pour aller bronzer au bord de la plage après le boulot... mission accompli, les bons côtés représentent bien 95% du total... que m'importe de discuter culture ou politique avec mon voisin (ce que je ne faisais pas avant), que m'importe que ma maison ressemble à celle d'en face, tant qu'elle est confortable..., que m'importe que les australiens ne sachent pas cuisiner puisque c'est moi qui m'en charge à la maison ! En vérité, tout ça n'a pas vraiment d'importance, voyez cet article comme une comparaison futile et vaine... car ce qui importe ce n'est pas si c'est mieux ou moins bien... mais c'est que ça soit différent, et c'est la différence que recherche tout voyageur!

Après il y a également les petits inconvénients liés à toute installation dans un nouveau pays, mais ça n'est pas propre à l'Australie... quand on arrive, il est quand même difficile de nouer des contacts avec d'autres personnes que des français... certains diront que l'australien n'est pas cultivé, ne parle pas politique ou ne pense qu'au cricket... ce n'est peut être pas faux... en fait j'en sais rien, mais ce que je sais, c'est que lorsqu'on débarque, une fois passé le "oh, tu viens d'où, de France... ah oui et tu fais quoi"... on devient aussi inintéressant qu'un Jean Roucas en panne de blague... hé oui, ça m'a frappé l'autre jour quand j'ai regardé une émission genre "Question pour un champion"... côté culture australienne on n'a même pas le niveau d'un enfant de 3 ans! On ne parvient pas à rire lorsqu'un australien fait une blague, ou à s'exciter lorsqu'il fait référence au match de cricket légendaire du 20 Août 1972, en fait on ne se rend certainement même pas compte lorsque quelqu'un se moque de nous!

Alors même si il est difficile d'avoir à la fois le beurre, l'argent du beurre et la crémière avec... nous avons déjà le beurre, l'agent du beurre... et un peu de végémite par dessus... ce qui n'est après tout pas si mal! Rendez vous dans quelques années pour un autre compte rendu, une fois que nous serons "australianisés"!

[EDIT : N'oubliez pas que le titre de cet article est "Le côté ozbscure de la force..." ce qui veut dire que je me focalise sur certains mauvais côtés et je contre balance avec des exemples positifs du même aspect des choses... donc ne pensez pas que la liste des "bon côtés" est exhaustive, car il y en a bien d'autres! Pourquoi cet article me direz vous? Pour relativiser tout ce qu'on peut lire sur les forums concernant l'Australie, la plupart du temps un "béni oui oui" unanime en faisant l'éloge et un refus fréquent de toute critique...]

Le côté ozbscure de la force : [part 2] French bashing

Pour comparer, un autre article assez épicé sur la France, paru l'année dernière dans le New Zealand Herald... je vous l'ai aussi traduit bande de veinards. Il faut savoir qu'avec tous les évènements qu'il y a eu depuis les dernières années (position de la France sur l'Irak, "non" au référendum sur l'Europe, anniversaire de l'attentat du Rainbow Warrior, émeutes raciales...) le "french bashing" est le sport favoris des néo zélandais et des australiens, même si ça s'est pas mal calmé récemment!

Pourquoi l'Europe déteste les français

La langue, l'histoire, la cuisine et le soutien d'équipes de football rivales divise toujours l'Europe. Mais quand tout a échoué, un lien fort unit tous les pays du vieux continent: la haine envers les français.

Comme à leur habitude, les français refusent d'avouer à quel point ils sont des monstres d'arrogance et de prétention. Mais maintenant, après un sondage d'opinion de leurs voisins, au moins ils n'ont plus aucune excuse de ne pas savoir à quel point ils sont impopulaires.

"Pourquoi la compagnie d'un français est elle la pire au monde", une question ironique posée sur la France par deux de ses citoyens, fait ressortir toutes les évidences habituelles. Ils sont des fous du volant, étrangers au sens du "service client", obsédés par le sexe et la nourriture et aussi totalement dénués d'un quelconque sens de l'humour.
Le rapport analyse , nation par nation, à quel point les français sont irritants.
Certainement sans surprise, les anglais les décrivents comme "chauvins, bornés, assistés et sans humour".
Pour les allemands, les français sont "prétentieux, brusques et frivoles".
Les hollandais les décrivent comme "agités, bavards et superficiels".
Les espagnols les voient "froids, distants, vaniteux et impolis".
Les portuguais comme "donneurs de leçons".
En Italie on pense à eux comme "snobs, arrogants, obsédés, bien pensants et narcissiques".
Finalement les grècques les trouvent "creux et bons vivants égocentriques".

Mais le coup de grâce à la fierté française vient de la manière dont a été conduit le sondage. "On a simplement posé une question ouverte aux interviewés - quels sont les cinq adjectifs qui résument les français" dit Olivier Clodong, l'un des deux auteurs de l'étude et professeur de communication sociale et politique à l'école supérieure de commerce de Paris. "Les réponses étaient unanimement négatives".
D'après Mr Clodong, le viel adage qui dit que le France est un pays merveilleux, mais que le seul problème vient des français... est partagé à travers toute l'Europe! "Nous sommes admirés pour nos trains, l'Airbus et les pneus Michelin. Mais ça s'arrête là" dit-il.

Une autre section de l'étude analyse la vision des français sur l'Europe. "Croyez le ou non, les anglais et les français utilisent presque exactement les mêmes adjectifs pour se décrire mutuellement - mis à part le terme 'insulaire'" dit M. Coldong. "...alors le sentiment est réciproque".


Si vous voulez plus de french bashing, aller voir le site de ce bon redneck américain ! Il y déverse toute sa haine des français... quelques blagues sur les français aussi : alors ça fait quoi d'être dans la "peau du belge" ?

Le côté ozbscure de la force : [part 1] Exodus

Petit article très sévère sur l'Australie, tiré de timesonline.co.uk... (vu sur un débat controversé du forum downunder) je vous l'ai traduit (oufff, on dit merci qui les anglophobes?!)... mes commentaires plus tard :

Exode en Oz - morosité aux antipodes. Germaine Greer aime son pays, l'Australie, mais comme beaucoup de ses compatriotes, elle ne supporte pas d'y vivre.

Les anglais imaginent l'Australie comme une terre de plages et d'hivers ensoleillés où durant les mois rudes cela doit être le paradis d'y vivre. Cependant, chaque mois apporte sont lot d'annonces à propos d'une nouvelle célébrité australienne qui décampe (Nicole Kidman, Kylie Minogue, Baz Luhrmann pour en citer quelques uns). L'industrie du cinéma est illuminée par ces stars australiennes, dont aucune ne vit en Australie - à moins que vous ne comptiez le néo zélandais Russel Crowe, qui prétend vivre en Australie.
Les professionnels australiens de tout type fuient vers l'étranger; qu'ils soient vice-chanceliers d'universités, directeurs de médias, managers de comptes, scientifiques, chirurgiens, avocats, désireux d'endurer les nombreux inconvénients de la vie en Grande Bretagne alors qu'ils pourraient jouir du mode de vie dont l'Australie est si fière.

Cette année 1 million d'australiens sur 20 millions d'habitants habitent en dehors de l'Australie. De nombreus européens qui ont donné les meilleurs années de leur vie à l'Australie, décident de laisser tomber et retournent de l'autre côté du monde. Allez en Grèce et vous serez étonnés de voir combien de grècques parlent couramment l'australien. Alors pourquoi tant abandonnent le "beau" pays? Quel est le problème?

Je peux l'expliquer de mon point de vue, en tant que personne ayant quitté l'Australie en 1964, pour ne jamais y revenir. (Voila ma chance de tirer un bilan sur l'Australie). En vérité j'y retourne. Certainement plus souvent que Crowe, mais je reviens toujours à Blighty.

Ne vous méprenez pas. J'aime l'Australie passionément au point que mes yeux brûlent de larmes de rage et de frustration. Mais je préfère ne pas y être.

Pour la grande majorité, la vie en Australie n'est ni urbaine ni rurale mais banlieusarde. La réalité ne se trouve pas à Uluru ou à l'opéra de Sydney mais dans les reproductions de Ramsay Street en plein expansion, s'étendant comme une tâche d'huile, de plus en plus loin à partir du minuscule centre ville des capitales d'états.

Chaque rue a une "bande de nature"; chaque bungalow est tourné du même côté, a une arrière cours et un jardin à l'avant, bas à l'avant, haut à l'arrière. A proximité il y aura un centre commercial avec des fastfoods et un supermarché.

Si votre ambition est de vivre à Ramsay Street, ou personne n'a jamais discuté d'un livre ou d'un film et encore moins d'un fait international, alors l'Australie peut être fait pour vous. Mais vous devez savoir que les australiens ne sont pas solidaires; Le Voisinage avec un grand "V" est une fiction. La plupart des australiens ne connaissent pas leur voisin d'à côté et s'en fichent d'ailleurs. Les australiens sont sympas mais d'une manière toute british, sans s'impliquer d'aucune manière.

C'est différent dans la campagne - mais personne ne vit là bas sauf quelques squatters, des "backpackers" anglais ainsi que quelques aborigènes. Ces derniers pourraient apprendre aux autres australiens comment rendre la vie en Oz émotionnellement et intellectuellement satisfaisante, mais personne ne leur en donnera l'occasion.

Isolés dans le marasme des étendues "suburbaines", les centres ville ne s'étendent pas. Ils occupent toujours le même minuscule noyau de rues qu'il y a 100 ans; le quartier commercial de Sydney s'est même réduit depuis les 40 dernières années. Les australiens peuvent faire allusion aux heures de pointe, mais il n'y en a pas. Même à 11h du matin en semaine, point d'agitation. Dans ce qui devraient être les rues chics vous trouverez des boutiques aux noms de designers mais vides, jouxtant des monts-de-piété et des magasins cheap, vendant t-shirts et ustensiles en plastique.

Dans les grands magasins les étages sont remplis d'étagères de vêtements comme si c'était des "discount stores", mais les prix sont démesurés. Les salaires australiens, eux, sont étonnament bas. De nombreux expatriés australient vivent en Grande Bretagne en partie parce que le niveau de vie en Australie est trop bas. Un salaire anglais achètera un billet pour l'Australie bien plus vite qu'un salaire australien permettra de financer un voyage en Europe. La nourriture est bon marché, mais pour le reste, cela demeure pour la plupart inaccessible.

L'économie australienne est croissante, nous dit on, plus que toute autre. La croissance entendue comme pourcentage est liée à la taille initiale de l'économie et celle de l'Australie est minuscule, même si elle est le plus grand exportateur mondial de charbon, de fer, de boeuf et de laine. Le charbon et le fer sont obtenus dans des mines à ciel ouvert massivement mécanisées dévastatrices pour l'environnement. Le rush australien vers l'auto destruction est déconcertant.

Pourquoi l'Australie détruit un plus grand pourcentage de ses forêts chaque années? En à peine 200 ans l'un des systèmes les plus bio diversifiés au monde a été compromis, et pour quoi? Personne ne mesure les dégradations faites au fragile éco système par les paturâges ou l'irrigation pour le riz ou le coton, récoltes qui ne trouveraient pas preneurs si le dollar australien ne demeurait pas artificiellement bas.

En tant que producteur majeur, l'Australie, avec un coût du travail élevé, est en compétition avec les nations les plus pauvres du monde mais nous recherchons en vain une expansion dans le secteur manufacturier. La plupart des produits en vente n'importe où en Australie ont été fait ailleurs en Asie, incluant la "propre voiture de l'Australie", la Holden. L'unique millionaire du logiciel s'est illustré en disant que si l'Australie prenait la tête de la révolution IT, le mythe de la prospérité australienne exploserait, alors que les gens aptes à réaliser cela s'en vont.

J'avais 12 ans quand j'ai décidé que je devais partir d'Australie afin de démarrer ma vie. Je m'étais toujours ennuyée autant que je me souvienne. J'étais gauche et le sport m'ennuyait, ce qui en Australie vous distingue comme une mauvaise personne. Dans les 13 années suivantes avant que je ne puisse partir, je me suis un peu intéressée au ski, surtout pour voir le paysage montagneux.

L'autre grande passion australienne est la relaxation, et j'étais encore moins intéressée par cela. Pour moi, afin de me dépasser, j'avais besoin de la pression de la compétition, du défi intellectuel, alors je suis allée à Cambridge (où, nul besoin de le dire, je ne l'ai pas trouvée, mais c'est une autre histoire).

La vrai raison pour laquelle je ne vivrais pas en Australie, même quand la Grande Bretagne ne voudra plus de mes services, c'est que j'aime trop ce pays. La peine de voir son inexorable dilapidation par des gens trop "relax" pour se bouger est plus que je ne peux supporter. Je parrie qu'un certain nombre de mes semblables expatriés ressent également cela.


... pas très gai cet article n'est ce pas... et pourtant... tout est vrai ! Cela ne veut pas pour autant dire que c'est négatif : en effet, dans la vie rien n'est vraiment tout noir ou tout blanc. Selon comment on envisage les choses, une qualité peut être un défaut et un défaut une qualité (voir [part 3]).

jeudi 23 février 2006

Des photos, des photos !

Aujourd'hui il faisait super beau et super chaud, enfin ! L'occasion pour moi de faire un tour dans Port Melbourne et prendre quelques photos pour vous présenter le coin.

Petite vue sur la rue en sortant dans la maison, la city n'est vraiment pas très loin ! Les stations de tram situées non loin (à une rue, ce qui nous protège du bruit) sont entourées de parcs boisés. A l'intérieur du tram, c'est agréable et il ne faut que 15 minutes pour atteindre la city !


Les maisons de la rue sont sympas... il y a de tout, mais en général c'est bien entretenu : de la maison récente et moderne, comme la notre, aux vieilles maisons victoriennes parées de décorations métalliques sophistiquées. A deux pas de la maison, oh surprise, je ne les avais pas remarqués, trois terrains de tennis (en terre battue) entourés de palmiers, le pied ! Tout le long de la rue, un parc immense ou les chiens peuvent être librement lachés, c'est Chom Chom qui va être content ! Une piste cyclable et piétonne longe le parc et la voie de tramway quasiment de la city à la plage de Port Melbourne (il faut qu'on s'achète des vélos). Au bout de la piste cyclable, terminus du tramway, tout le monde descend !


Le long du chemin, les maisons sont récentes et très chics, ça fait un peu le Beverley Hills de Melbourne... Au bout de la voie piétonne on sent déjà l'air marin (waouw, il ne faut que 5 minutes à pied pour arriver à l'océan, je réalise pas trop encore... et dire qu'il fallait endurer 2 heures de bouchon et de queue pour passer 1 heure à l'Aquaboulevard !), on entend les mouettes et la sirène des paquebots ! On arrive sur la place jouxtant l'embarcadère. Le paquebot est maousse costaud... ahhh love, exciting and neeeeew ! Sur la droite des restaurants longent la jetée et on apperçoit un long ponton en bois qui nous invite à la promenade.


Je pars sur la gauche, encore un petit ponton qui s'avance vers l'océan... des jeunes font un petit concours de plongeon improvisé. De là on apperçoit le ferry "Spirit of Tasmania", qui semblait grand l'autre jour mais qui fait petit à côté du paquebot ! La plage a l'air grande et agréable, il n'y a pratiquement personne, idéal pour aller piquer une tête après le boulot. Aujourd'hui il y a pas mal de vent quand même et on voit au loin des kite surfs qui s'en donnent à coeur joie. Le style des immeubles longeant la plage lui donne un petit air de croisette !


Au milieu de la plage, le Yacht club, un petit centre nautique... va falloir qu'on se mette à la voile un de ces quatres. Ca va, il parait qu'il y a peu de requins à Melbourne, les eaux de Sydney et Brisbane sont plus à leur goût (par contre je sais pas quelle est la raison, mais il n'y pas une journée sans qu'on ne croise un manchot !). En tournant la tête sur la gauche j'apperçois un immeuble d'habitation au style original : construit par dessus les restes d'une usine à l'ancienne... ils ont même conservé la cheminée. Sur le parking, la sacro sainte Ford Falcon que vous verrez partout (remarquez le plastique sur l'avant du pare choc, de nombreuses voitures ont ça ici, c'est pour protéger des moustiques ???). Au bout de la plage de Port Melbourne, un très long ponton en bois blanc... décidément, ce coin est très sympa !